Combien de collègues fouillent dans les appareils des autres ? Les chiffres

MacMis à jour

Dans une enquête publiée en 2025 auprès de 1 000 employés de bureau en Irlande, 30 % ont déclaré avoir tenté d'accéder à l'appareil d'un collègue sans sa permission au cours des 12 mois précédents. C'est le chiffre le plus direct que nous ayons trouvé. Nous n'avons trouvé aucune enquête française qui pose cette question. Les autres études mesurent des choses voisines, et nous précisons à chaque fois ce qu'elles ont compté.

Réponse rapide

Le chiffre le plus net vient d'IT.ie et de SonicWall : dans une enquête publiée en août 2025, 30 % de 1 000 employés de bureau en Irlande ont dit avoir tenté d'accéder à l'appareil d'un collègue sans sa permission au cours des 12 derniers mois. Ce sont des réponses déclaratives. Pour la France, la CNIL publie le nombre de plaintes qu'elle reçoit, dont près d'un quart concernent le travail. Ces plaintes ne mesurent pas la curiosité entre collègues.

Combien d'employés disent avoir tenté d'entrer dans l'appareil d'un autre ?

L'enquête qui a posé la question le plus directement a été réalisée par Censuswide pour IT.ie, une société irlandaise de services informatiques, et SonicWall, une société de cybersécurité. Le communiqué d'IT.ie est daté du 20 août 2025. Censuswide a interrogé 1 000 employés de bureau en République d'Irlande, âgés de 18 ans et plus.

Deux chiffres comptent ici, et les deux portent sur ce que les personnes ont dit d'elles-mêmes :

  1. 30 % ont reconnu avoir tenté d'accéder à l'appareil d'un collègue sans sa permission au cours des 12 derniers mois.
  2. 35 % ont dit avoir cherché, depuis un système informatique de l'entreprise, des informations privées sur un collègue, un client ou un usager, comme son âge, son salaire, son CV ou son adresse.

Le second chiffre porte sur les systèmes de l'entreprise, pas sur l'ordinateur ou le téléphone d'un collègue, et il inclut les clients.

Le communiqué ne dit pas si ces tentatives ont réussi, ni pourquoi les personnes ont essayé. Et ces chiffres valent pour l'Irlande, pas pour la France.

Que disent les équipes de sécurité informatique ?

Une enquête menée par Dimensional Research pour One Identity, une société spécialisée dans la gestion des identités et des accès, a interrogé 913 professionnels de la sécurité informatique aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Australie, à Singapour et à Hong Kong. One Identity l'a publiée le 17 octobre 2017.

Selon le communiqué, 92 % des répondants indiquent que des employés de leur organisation tentent d'accéder à des informations dont ils n'ont pas besoin pour leur travail quotidien, et 23 % disent que cela arrive fréquemment.

La France fait partie des huit pays, mais le communiqué ne donne pas de chiffre par pays. Ce sont des informaticiens qui décrivent le comportement des autres, et la question portait sur les informations de l'entreprise, pas sur l'ordinateur ou le téléphone d'un collègue.

Regarder l'écran de quelqu'un, est-ce la même chose ?

Non. Jeter un œil à un écran, ce n'est pas entrer dans un appareil. HP a publié le 21 octobre 2019 une enquête menée auprès d'environ 3 000 consommateurs et 1 500 employés de bureau au Canada, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Dans ses résultats américains, HP indique que 73 % des employés de bureau regardent l'écran d'ordinateur ou de téléphone de leurs collègues.

C'est déclaratif, et il s'agit de regarder, pas de toucher. Notre guide sur le shoulder surfing au bureau traite de ce sujet.

Fouiller le téléphone de quelqu'un, est-ce fréquent en général ?

Deux études portent sur la population générale, pas sur le travail. Aucune ne concerne les collègues, et les deux portent sur les États-Unis.

Un article de Marques et ses coauteurs, présenté au symposium USENIX sur la vie privée et la sécurité utilisables (SOUPS) en 2016, a utilisé une « list experiment » : les participants disent combien d'affirmations d'une liste les concernent, sans dire lesquelles. Avec 1 381 participants aux États-Unis recrutés en ligne, il estime que 31 % avaient regardé le téléphone de quelqu'un d'autre sans permission dans les 12 mois précédant l'enquête. Pondérée pour la population adulte américaine, l'estimation est de 20 %.

Secure Data Recovery, une société américaine de récupération de données, a publié le 24 avril 2023 une enquête auprès de 1 003 personnes aux États-Unis. Selon elle, 82 % des Américains ont déjà fouillé l'appareil de quelqu'un d'autre. C'est déclaratif, sur toute une vie, et cela concerne l'appareil de n'importe qui, pas seulement au travail.

Quels chiffres existent pour la France ?

La CNIL publie chaque année le nombre de plaintes qu'elle reçoit. Ces chiffres ne mesurent pas la curiosité entre collègues : ils comptent les plaintes sur la protection des données, dont une partie concerne le travail.

  1. Dans son rapport annuel 2025, publié le 18 mai 2026, la CNIL indique avoir reçu 20 150 plaintes en 2025, soit 10 % de plus qu'en 2024. Le rapport classe 23 % de ces plaintes dans la catégorie « Travail ».
  2. Le même rapport indique que 16 organismes ont été sanctionnés en 2025 pour non-respect des règles applicables à la vidéosurveillance des salariés.

Ces plaintes visent des organismes, souvent l'employeur, et pas forcément un collègue. Elles donnent une idée de la place du travail dans les plaintes reçues par la CNIL, rien de plus.

Que disent ces chiffres, pris ensemble ?

Ils ne mesurent pas la même chose. Dans la seule enquête qui a posé la question directement, près d'un tiers des employés de bureau en Irlande ont dit avoir tenté d'entrer dans l'appareil d'un collègue en un an. Les autres études portent sur le fait de regarder un écran, sur les informations de l'entreprise ou sur le téléphone de n'importe qui, et chacune se lit avec sa propre question, son pays et son année.

Que dit la loi, et où aller ensuite ?

Ce guide fait partie d'une série. Chaque page répond à une question :

Pour verrouiller votre Mac, voir aussi how to lock your Mac screen (en anglais).

Le rôle de Failshot

Votre mot de passe est la première couche. Failshot est la deuxième : une photo de la personne qui déverrouille votre Mac pendant que vous n'êtes pas à votre bureau.

Quand Failshot est activé, il prend en photo la personne qui déverrouille votre Mac, puis, avec Pro, enregistre une vidéo de 5 secondes, et sa fenêtre lui indique que le déverrouillage a été photographié. Avec la caméra intégrée du Mac, le voyant vert s'allume. Avec Pro, activez les alertes, et Failshot vous envoie un e-mail pour un déverrouillage que vous ne confirmez pas comme le vôtre, pour un code PIN Failshot ou une réponse erronés, ou si son accès à la caméra est coupé pendant qu'il est activé. Avec Pro, une alerte de déverrouillage contient la photo et l'heure, ainsi que la vidéo quand elle a été enregistrée. Pour le désactiver, ou le quitter depuis son menu, il faut Touch ID ou votre code PIN Failshot et votre réponse, jamais le mot de passe de votre Mac.

Failshot est fait pour votre propre Mac, avec macOS 14 ou une version ultérieure. Il se télécharge gratuitement sur failshot.app. Utilisation gratuite. Pro ajoute la vidéo, les alertes par e-mail et le coffre-fort chiffré, et vous pouvez essayer Pro gratuitement pendant 7 jours. Votre carte est demandée à l'inscription et débitée le 8e jour, sauf si vous annulez. L'essai se fait sur failshot.app, pour le Mac. L'application est en anglais, et les versions pour iPhone, Android et Windows arrivent bientôt.

Autres questions

Quel pourcentage d'employés fouille dans les appareils de leurs collègues ?

Le chiffre le plus direct vient d'Irlande : dans une enquête Censuswide de 2025 pour IT.ie et SonicWall, 30 % de 1 000 employés de bureau ont dit avoir tenté d'accéder à l'appareil d'un collègue sans permission au cours des 12 derniers mois. Nous n'avons pas trouvé d'enquête équivalente pour la France.

Ces chiffres sont-ils déclaratifs ?

La plupart, oui. Les chiffres d'IT.ie et SonicWall, de HP et de Secure Data Recovery sont ce que les personnes ont dit d'elles-mêmes. Celui de One Identity vient d'informaticiens qui parlent des autres employés. L'étude SOUPS 2016 a utilisé une méthode qui estime un pourcentage sans que personne ne révèle sa propre réponse.

Les plaintes à la CNIL concernent-elles des collègues ?

Pas forcément. La CNIL traite des manquements à la protection des données par des organismes. Son rapport 2025 classe 23 % des plaintes reçues dans la catégorie « Travail », sans dire combien visent le comportement d'un collègue.

Puis-je utiliser Failshot sur mon Mac professionnel ?

Seulement avec l'accord de votre employeur. C'est son appareil, et il est responsable, au titre de la protection des données, de toute surveillance sur cet appareil. Pour Failshot, cela veut aussi dire qu'il a accepté nos Conditions pour les organisations et informé toutes les personnes qui utilisent l'ordinateur avant l'activation de Failshot.

Sources