Vendre son MacBook en toute sécurité, et les arnaques d'acheteurs à éviter

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Pour vendre un ancien MacBook en toute sécurité, effacez-le d'abord, gardez les échanges et le paiement sur la plateforme, et vérifiez toute preuve de paiement auprès du service concerné. Parmi les arnaques visant les vendeurs : fausses preuves de paiement, trop-perçu à rembourser, faux messages de services de paiement.

Réponse rapide

Utilisez le système de paiement de la plateforme s'il en existe un, et méfiez-vous des acheteurs qui veulent poursuivre la conversation ailleurs. Vérifiez toute preuve de paiement auprès du service concerné. Ne remboursez jamais un trop-perçu avant que votre banque confirme que le paiement est définitivement validé. Si un faux acheteur, rencontré seulement en ligne, ne vous a pas payé ou vous a fait avancer des frais, vous pouvez porter plainte en ligne sur THESEE.

Que faire avant de mettre son MacBook en vente ?

L'effacer, pour que l'acheteur reçoive un Mac propre, sans vos données. Apple conseille de sauvegarder vos fichiers, puis de restaurer les réglages par défaut du Mac avec Effacer contenu et réglages. Selon Apple, Assistant d'effacement vous déconnecte des services Apple, comme iCloud, et désactive Localiser et le verrouillage d'activation. Les étapes complètes sont dans réinitialiser un Mac avant de le vendre.

Si votre Mac est couvert par un contrat AppleCare, Apple indique que vous pouvez annuler le contrat ou le transférer au nouveau propriétaire. Déjà vendu sans l'effacer ? Voir supprimer un Mac de son compte Apple.

Quelles arnaques visent les vendeurs de MacBook ?

Cybermalveillance.gouv.fr, le site public d'assistance aux victimes de cybermalveillance, rappelle que de faux vendeurs ou acheteurs peuvent être présents sur les sites de vente entre particuliers, pour vous soutirer de l'argent ou vous pousser à communiquer des informations personnelles ou des copies de documents d'identité. Parmi ses 20 conseils, ceux qui comptent pour la vente d'un ordinateur portable :

  • Échanges hors plateforme. Méfiez-vous des invitations trop rapides à poursuivre les échanges en dehors de la plateforme, a fortiori sur des messageries instantanées.
  • Faux messages de paiement. De nombreuses escroqueries passent par des messages, des sites ou des appels qui usurpent l'identité de services de paiement, de sites de vente entre particuliers ou d'entreprises de livraison.
  • Trop-perçu. Si un acheteur a payé plus que le prix prévu, refusez de rembourser la différence tant que votre banque n'a pas confirmé que le paiement est définitivement validé.
  • Livreur imposé. Méfiez-vous des interlocuteurs qui insistent pour imposer une société de livraison précise. Et refusez de payer la transaction directement à une entreprise de livraison : selon Cybermalveillance.gouv.fr, il s'agit toujours d'une escroquerie, car ces sociétés ne proposent pas de transactions financières.
  • Moyens de paiement « alternatifs ». Refusez-les, car ils sont souvent utilisés dans des escroqueries : PCS, Transcash, Neosurf, Moneygram, Mandat Cash, Western Union ou Taptap Send, par exemple.

Service-public.fr décrit aussi un scénario précis : l'acheteur vous demande de passer par un service de livraison payant en promettant de rembourser les frais, vous montre de faux documents (chèque, courriels), puis ne donne plus de nouvelles.

Comment repérer une fausse preuve de paiement ?

Cybermalveillance.gouv.fr conseille de vérifier la légitimité des messages, des liens et des appels reçus dans le cadre de la transaction.

  1. Ne cliquez sur aucun lien ni aucune pièce jointe dont vous n'êtes pas sûr de l'expéditeur, comme le conseille Ma Sécurité, le site de la police et de la gendarmerie nationales.
  2. Vérifiez l'authenticité de la preuve de paiement auprès du service concerné, comme le demande Cybermalveillance.gouv.fr.
  3. Si l'acheteur règle par un service de paiement en ligne, comme PayPal ou Paylib, assurez-vous que les messages ou appels reçus viennent bien de ce service.
  4. En cas de doute sur un courriel ou un SMS, Ma Sécurité conseille de faire des captures d'écran et de le signaler sur le site Signal-spam.

Qu'est-ce que l'arnaque au trop-perçu ?

L'acheteur paie plus que votre prix, puis vous demande de lui rembourser la différence. La règle de Cybermalveillance.gouv.fr est simple : refusez de rembourser le trop-perçu tant que vous n'avez pas pu faire confirmer par votre banque que le paiement a été définitivement validé.

Comment se faire payer ?

Cybermalveillance.gouv.fr conseille de :

  1. Vous renseigner sur les modalités de transaction, de paiement et de livraison sécurisées proposées par la plateforme, et lire ses conditions générales pour connaître les recours possibles en cas de problème.
  2. Utiliser de préférence le système de paiement de la plateforme, s'il en propose un.
  3. Privilégier les transactions avec remise du produit et des fonds en main propre.
  4. Faire l'échange dans un lieu public fréquenté, en particulier pour des biens de valeur.

Elle conseille aussi de sécuriser l'accès à votre compte sur la plateforme avec un mot de passe unique et complexe, et d'activer la double authentification si elle est disponible.

Faut-il envoyer des copies de ses papiers ?

Si l'acheteur ou la plateforme vous en demande, Cybermalveillance.gouv.fr conseille de marquer les copies de vos documents d'identité en y inscrivant le motif de l'envoi, la date et le destinataire, pour éviter qu'elles ne soient réutilisées pour usurper votre identité. Elle cite l'outil Filigrane Facile pour ajouter un filigrane.

Que faire si vous avez été arnaqué ?

Ma Sécurité indique que si vous avez déjà payé ou communiqué des informations personnelles, vous êtes victime d'une escroquerie. Ses consignes :

  1. Changez immédiatement les mots de passe des comptes compromis, et vérifiez qui y a accédé.
  2. Adressez-vous à votre banque pour tenter de faire annuler le paiement.
  3. Déposez plainte en ligne sur la plateforme THESEE, ou au commissariat de police ou à la gendarmerie.

Service-public.fr précise que la plainte en ligne contre un faux acheteur sur THESEE est possible si la relation est restée virtuelle, et si vous avez envoyé le bien sans être payé ou si l'acheteur vous a demandé d'avancer des frais avant l'envoi. Il n'est pas nécessaire qu'un versement ait eu lieu. Dans les autres cas, vous pouvez porter plainte au commissariat, à la brigade de gendarmerie, ou par courrier au procureur de la République. Le délai est de 6 ans à compter du dernier acte d'escroquerie.

Pharos, le portail officiel de signalement des contenus illicites de l'Internet, présente lui aussi THESEE comme la plainte en ligne pour les victimes d'escroqueries sur Internet. Pour être conseillé dans vos démarches, Cybermalveillance.gouv.fr indique la plateforme Info Escroqueries du ministère de l'Intérieur, au 0 805 805 817 (appel et service gratuits), du lundi au vendredi de 9h à 18h30.

Le rôle de Failshot

L'ancien Mac est vendu. Le nouveau contient désormais votre banque, vos e-mails et vos comptes. Votre mot de passe est la première couche. Failshot est la deuxième : quand il est activé, il prend en photo la personne qui déverrouille votre Mac, puis, avec Pro, enregistre une vidéo de 5 secondes.

Failshot fonctionne avec macOS 14 ou version ultérieure. Il se télécharge gratuitement sur failshot.app. Utilisation gratuite. Pro ajoute la vidéo, les alertes par e-mail et le coffre-fort chiffré. Vous pouvez essayer Pro gratuitement pendant 7 jours. Votre carte est demandée à l'inscription et débitée le 8e jour, sauf si vous annulez. L'essai se fait sur failshot.app, pour le Mac. L'application est en anglais, et les versions pour iPhone, Android et Windows arrivent bientôt.

Autres questions

L'acheteur veut continuer sur WhatsApp. Est-ce grave ?

Cybermalveillance.gouv.fr conseille de vous méfier des invitations trop rapides à poursuivre les échanges en dehors de la plateforme, a fortiori sur des messageries instantanées. Restez sur la messagerie et le paiement de la plateforme.

L'acheteur veut imposer son transporteur. Que faire ?

Méfiez-vous. Cybermalveillance.gouv.fr met en garde contre les interlocuteurs qui insistent pour imposer une société de livraison précise, et contre toute proposition de payer la transaction directement à une entreprise de livraison, qu'elle qualifie toujours d'escroquerie.

Un acheteur dit avoir payé trop. Faut-il rembourser ?

Pas avant d'avoir la confirmation de votre banque que le paiement est définitivement validé. C'est la consigne de Cybermalveillance.gouv.fr pour tout trop-perçu.

Où porter plainte contre un faux acheteur ?

En ligne sur THESEE si la relation est restée virtuelle, selon Service-public.fr. Sinon, au commissariat, à la brigade de gendarmerie ou par courrier au procureur de la République. Prévenez aussi votre banque si vous avez payé.

Sources